La poitrine qui se serre, le souffle qui siffle, cette impression de respirer à travers une paille. L’asthme impressionne, et il a de bonnes raisons de le faire.
C’est une maladie respiratoire qui se suit avec un médecin, avec un traitement et un plan d’action qu’on ne modifie jamais de soi-même. Une crise sévère est une urgence.
Cet article ne parle donc pas de remplacer quoi que ce soit. Il décrit la façon dont la médecine chinoise lit le souffle, dans la lignée des autres inconforts du quotidien vus par la MTC, et ce qu’elle propose autour : respiration, hygiène de vie, détente.
📋 Ce qu’il faut retenir
- L’asthme relève d’un suivi médical, avec un traitement et un plan d’action à garder en toutes circonstances.
- La MTC lit le souffle à travers le Poumon, le Rein et les « glaires ».
- Les pratiques respiratoires douces peuvent accompagner le confort, en complément.
- Difficulté à parler, agitation, sueurs, somnolence : on appelle le 15 ou le 112.
D’abord, savoir reconnaître une crise sévère
Je commence par là parce que c’est le plus important de tout l’article. Le Vidal décrit plusieurs signes d’une crise grave : pas d’amélioration après les bouffées de bronchodilatateur prévues, une crise qui revient vite, une sensation d’étouffement d’emblée.
Il recommande d’appeler immédiatement les secours en cas de difficulté à parler, d’agitation, de sueurs, de confusion ou de somnolence. Le numéro, c’est le 15, le 18 ou le 112.
Un besoin croissant de médicament de secours signale aussi un asthme qui se dégrade, et demande de revoir rapidement votre médecin.
Voilà. Le reste de l’article se lit avec ce cadre en tête.
Le souffle vu par la médecine chinoise
La MTC décrit la respiration comme un travail d’équipe. Le Poumon « prend » l’air et le diffuse dans le corps.
Le Rein, lui, « saisit » cet air et l’ancre en profondeur. La tradition utilise souvent l’image d’une racine qui retient l’arbre.
Quand ce duo fonctionne mal, la lecture traditionnelle parle d’un souffle qui reste « en haut », court, sans profondeur. La même logique sert à lire la toux qui s’installe, autre sujet du Poumon.
S’ajoutent les « glaires », ou Tan, une notion propre à la tradition. Elles encombreraient les voies du souffle, et la MTC les relie souvent à une Rate fatiguée.

Les terrains décrits par la tradition
La MTC distingue des tableaux différents selon ce qu’elle observe. Un terrain « froid », où l’air froid gêne beaucoup, avec des sécrétions claires et une frilosité.
Un terrain « chaud », avec des sécrétions épaisses et jaunes, une sensation d’oppression, parfois de la soif. Et un terrain de « vide », plus fréquent avec l’âge ou la fatigue, où le souffle est court et la voix faible.
Ces tableaux décrivent une lecture traditionnelle. Ils ne disent rien de la sévérité de l’asthme, que seul votre médecin peut évaluer.
| Terrain traditionnel | Ce que la personne ressent | Pistes de confort |
|---|---|---|
| Froid | Gêne à l’air froid, frilosité | Se couvrir la gorge et la poitrine l’hiver |
| Chaud | Oppression, sécrétions épaisses | Repas légers, air intérieur aéré |
| Vide | Souffle court, fatigue | Repos, respiration lente, qi gong doux |
🌍 Le saviez-vous ?
L’expression chinoise « le Rein saisit le Qi » rejoint une observation simple. Une respiration lente et basse, qui mobilise le ventre, donne souvent une sensation de souffle plus ancré qu’une respiration haute et rapide.
La respiration douce comme accompagnement
Le qi gong et les exercices de respiration lente occupent une place de choix dans la tradition. Ils apprennent à poser le souffle, à ralentir, à garder son calme.
J’ai suivi des séances de qi gong pendant un moment, et la sensation qui m’est restée, c’est un souffle plus bas, plus tranquille. Ça ne dit rien d’une maladie, mais ça fait du bien.
Si vous voulez essayer, l’article sur la respiration abdominale chinoise donne une méthode simple. Parlez-en à votre médecin si vous êtes asthmatique, et gardez toujours votre traitement à portée de main.
Ces exercices se pratiquent en dehors des crises, jamais à la place du médicament de secours.
Protéger le souffle au quotidien
La tradition chinoise insiste sur la protection du Poumon contre le froid et l’air agressif. Le Vidal, de son côté, conseille d’identifier et d’éviter les déclencheurs : allergènes, fumée, air froid.
Les deux discours se rejoignent assez bien. Une écharpe devant la bouche quand il gèle, un intérieur aéré et non enfumé, une attention aux pics de pollution.
Dans l’assiette, la diététique chinoise conseille d’alléger ce qu’elle associe aux glaires : sucre, laitages en excès, fritures, cru et glacé. Elle préfère des repas tièdes et légers. Ça n’a rien d’un protocole, c’est une hygiène de vie.
Si vous êtes sujet aux rhumes à répétition, l’article sur les rhumes fréquents et le Wei Qi complète ce point. Et pour le nez qui coule au printemps, celui sur les allergies saisonnières donne la lecture traditionnelle.

⚠️ Le piège classique
Remplacer ou réduire son traitement parce qu’une pratique douce donne une impression de mieux. C’est dangereux. Toute modification de traitement se décide avec votre médecin, et une crise se gère avec le plan d’action prévu.
Le stress et le souffle
Beaucoup de personnes constatent que l’anxiété et le souffle court se nourrissent l’un l’autre. La tradition chinoise relie aussi les émotions au Poumon.
L’article sur le stress et les techniques chinoises propose des pratiques de détente. Elles peuvent aider à mieux vivre les périodes tendues, sans rien changer au suivi médical.
Questions fréquentes
La médecine chinoise peut-elle remplacer mon traitement de l’asthme ?
Non. L’asthme se suit avec votre médecin, et l’arrêt ou la baisse d’un traitement peut être dangereux. La MTC se limite à un accompagnement du confort et de l’hygiène de vie, en accord avec lui.
Le qi gong aide-t-il à mieux respirer ?
Beaucoup de personnes s’y sentent plus calmes et plus à l’aise avec leur souffle. C’est une pratique de bien-être, à faire en dehors des crises et après en avoir parlé à votre médecin.
Quand une crise d’asthme devient-elle une urgence ?
Selon le Vidal, il faut appeler les secours en cas de difficulté à parler, d’agitation, de sueurs, de confusion ou de somnolence, ou si la crise ne cède pas avec le traitement prévu. Le 15, le 18 ou le 112, sans attendre.
Prudence : enfant, grossesse ou traitement médical en cours, l’avis de votre médecin passe avant toute nouvelle pratique.




