Cet article a une vocation informative et s’inscrit dans une démarche de bien-être. Il ne remplace pas un avis médical.
Des plaques rouges recouvertes de squames blanchâtres, sur les coudes, les genoux, le cuir chevelu. Le psoriasis évolue par poussées, souvent déclenchées par le stress ou la fatigue, et il joue autant sur la peau que sur le moral.
C’est une maladie chronique de la peau, d’origine immunitaire, qui se suit médicalement. La médecine chinoise n’y change rien sur ce point, mais elle apporte une grille de lecture intéressante : elle relie le psoriasis au Sang et au Vent. Une chaleur dans le Sang qui « cuit » la peau, un Vent qui fait gratter et se propager, et parfois un Sang trop sec qui laisse la peau rêche. Comprendre ça aide à soutenir le terrain entre les poussées.
📋 Ce qu’il faut retenir : Pour moi, le psoriasis se gère à deux niveaux : le suivi médical (dermatologue), et le terrain, où la MTC est utile. Trois lectures reviennent : chaleur du Sang (plaques rouges, vives), Vent (démangeaisons, propagation), sécheresse du Sang (plaques sèches, squameuses, chroniques). Ce qui aide en complément : apaiser la chaleur, nourrir le Sang, calmer le stress qui déclenche les poussées. La MTC accompagne, elle ne remplace pas le traitement.
Ce qui se passe dans le psoriasis
Côté médecine moderne, le psoriasis est un emballement du renouvellement de la peau : les cellules se multiplient beaucoup trop vite, s’empilent et forment ces plaques squameuses. Le système immunitaire est en cause, avec une part génétique. Ce n’est ni contagieux, ni « sale », contrairement à une idée tenace.
En MTC, on traduit ça en termes de Sang et de chaleur. Une chaleur qui s’accumule dans le Sang accélère et enflamme la peau. Quand cette chaleur dure, elle « assèche » le Sang, et la peau devient rêche et squameuse. Le Vent, lui, explique les démangeaisons et le fait que ça migre d’un endroit à l’autre.

Symptômes et zones touchées
Les plaques aiment les coudes, les genoux, le bas du dos et le cuir chevelu, mais elles peuvent apparaître partout, y compris sur les ongles. Selon le tableau MTC, des plaques rouges et chaudes penchent vers la chaleur du Sang, des plaques sèches et pâles vers la sécheresse du Sang. Les démangeaisons signent souvent la présence de Vent.
🌍 Le saviez-vous ?
Le psoriasis a longtemps été confondu avec la lèpre, ce qui a valu aux malades des siècles de stigmatisation injustifiée. On sait aujourd’hui qu’il n’est ni contagieux ni infectieux. En médecine chinoise, on le rangeait dans les affections « de la peau et du Sang », une intuition assez juste de son origine interne plutôt qu’externe.
Les facteurs qui déclenchent les poussées
Le stress arrive en tête : il « chauffe » le Sang et déclenche ou aggrave les crises. Viennent ensuite la fatigue, les infections, l’alcool, le tabac, certains médicaments et les frottements sur la peau. Repérer ses propres déclencheurs, c’est déjà espacer les poussées. Beaucoup de gens remarquent un lien net avec les périodes de tension.

| Aspect des plaques | Lecture MTC | Axe de soutien |
|---|---|---|
| Rouges, vives, chaudes | Chaleur du Sang | Aliments frais, apaiser, gérer le stress |
| Sèches, squameuses | Sécheresse du Sang | Nourrir le Sang, hydrater, aliments onctueux |
| Qui grattent, qui migrent | Vent | Calmer le Vent, éviter les frottements |
Soyons honnêtes sur ce que l’approche énergétique peut apporter ici, et sur ses limites.
🍀 Les plus
- Travaille le terrain et les déclencheurs
- Agit sur le stress, souvent central
- Bon complément du suivi dermatologique
🔻 Les limites
- Ne guérit pas une maladie chronique
- Ne remplace pas les traitements dermato
- Résultats variables et progressifs
L’approche chinoise : sang, vent et apaisement
La logique MTC tient en trois axes : rafraîchir la chaleur du Sang, nourrir le Sang quand il s’assèche, et calmer le Vent qui démange. Concrètement, ça passe par l’alimentation (plus de frais et d’aliments qui nourrissent, moins d’alcool, de gras et d’épicé), la gestion du stress, et parfois des plantes ou de l’acupuncture encadrées par un praticien.
📍 Mon vécu : Un proche voyait ses plaques flamber à chaque période de stress intense, sans faire le lien. En tenant un petit carnet, le schéma a sauté aux yeux : poussée systématique après les gros coups de pression. Il n’a pas « guéri », mais en travaillant sur son stress et en gardant son suivi dermato, les poussées se sont nettement espacées. Parfois, identifier le déclencheur fait plus que n’importe quelle crème.
⚠️ Le piège classique
Arrêter brutalement son traitement dermatologique parce qu’une approche naturelle « marche ». Le psoriasis est une maladie chronique : couper un traitement sans avis peut provoquer un effet rebond sévère. La MTC se mène en complément, en accord avec le médecin, jamais en remplacement sauvage.
Pour prolonger, la plante qui sert à nourrir le sang intéresse les terrains de sécheresse. Comme l’immunité est en jeu, comprendre le bouclier protecteur du corps éclaire le sujet. Et quand la chaleur domine, voir comment calmer la chaleur interne complète l’approche.
Questions fréquentes
La médecine chinoise peut-elle guérir le psoriasis ?
Non, le psoriasis est une maladie chronique qu’on ne « guérit » pas, mais qu’on apprend à apaiser. La MTC peut aider à espacer les poussées et à calmer la peau, en complément du suivi dermatologique. C’est un accompagnement du terrain, pas un remède définitif.
Le stress aggrave-t-il vraiment le psoriasis ?
Oui, c’est l’un des déclencheurs les plus rapportés. En MTC, le stress « chauffe » le Sang et favorise les crises. Travailler la détente (respiration, sommeil, activité douce) fait souvent partie des leviers les plus efficaces pour réduire la fréquence des poussées.
Quels aliments éviter en cas de psoriasis ?
On limite l’alcool, le gras, les plats très épicés et le sucre, qui entretiennent la chaleur. On privilégie les aliments frais, les légumes, les bons gras (poissons gras) et une bonne hydratation. Chaque personne réagit différemment : observer ses propres déclencheurs reste le meilleur guide.
La peau parle du Sang : l’apaiser au-dedans calme souvent ce qui s’enflamme au-dehors.




